Du bois brûlé ? On joue avec le feu !

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Le Shou Sugi Ban (aussi appelé Yakisugi) est une technique ancestrale japonaise de brûlage de bois de bardage. Cette méthode qui refait son apparition depuis plusieurs années consiste à brûler la surface du bois

Source photo : Ze Social Desk

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Pourquoi brûler du bois ?

Car cela présente de multiples avantages quant à sa préservation : brûler le bois en surface lui confère une protection optimale pour de longues années. La pellicule supérieure carbonisée crée une protection contre les UV, les intempéries, les insectes, les champignons… Et même contre le feu lui-même ! 

Cette fine couche de carbone protectrice offre par ailleurs une excellente durabilité, et ce sans entretien particulier.

La technique a donc en plus le mérite d’être écologique !

Quelle essence choisir pour faire du Shou Sugi Ban ?

Toutes les essences peuvent être brûlées, mais elles ne se portent pas toutes aussi bien à la combustion. Alors quel bois choisir ?

Le terme Yakisugi signifie littéralement “cèdre brûlé” et traditionnellement, c’était le cèdre japonais (Sugi) qui était utilisé pour cette méthode traditionnelle. Sans surprise, le cèdre est donc parfait pour ce processus, comme tous ses semblables de la famille des conifères.

Chez les résineux et les feuillus aussi, il existe certaines essences adaptées. Il faut par ailleurs veiller à ce que le bois soit assez sec. 

Quel que soit le bois choisi : plus son veinage est prononcé, plus le résultat sera intéressant ! En effet, la combustion fera ressortir les veines, ce qui donnera un relief particulièrement esthétique. Certains sont connus pour avoir une veine très visible, comme le châtaignier ou le chêne.

Source photo : Interiors by Jacquin

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Le Shou Sugi Ban : une “nouvelle” tendance

Le Shou Sugi Ban traverse le temps et fait son grand retour auprès des adeptes du bois et de constructions tendances et écologiques. En effet, en plus de posséder de nombreux avantages pratiques, les écailles créées par le Shou Sugi Ban ont aussi un aspect particulièrement esthétique.

Après avoir brossé le bois dans le sens des fibres pour enlever la couche carbonisée et friable, il est courant d’appliquer une huile de lin pour un résultat net et fini. L’aspect à la fois rustique et chic du Shou Sugi Ban fascine aussi bien les architectes que les designers et artistes, qui s’enflamment à l’idée d’utiliser un nouvel aspect du bois.

La tradition japonaise s’invite alors dans les intérieurs en se déclinant avec du mobilier, de la décoration en bois brûlé, et même des cloisons ou claustras brûlés. Une technique intemporelle qui se met à flamber !

Source photo : Interiors by Jacquin

Chez BAM nous avons réalisé cette technique de bois brûlé pour l’allée menant à notre atelier, et dernièrement pour le bardage d’un client restaurateur, afin de délimiter ses espaces extérieurs.

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